« La justice est toujours une affaire de point de vue, voici le nôtre »
Un bar, comme n’importe quel bar dans n’importe quelle ville et à n’importe quelle époque. Parce qu’il y a toujours un rade au coin d’une rue dans lequel il se passe quelque chose de louche. Dans celui-ci, un groupe de tueurs à gage célèbrent un anniversaire dans l’arrière-salle, à l’abri des regards indiscrets. Mais la soirée déraille et rien ne se passe comme prévu. Excentriques et imprévisibles, les cinq personnages de ce gang nous embarquent au rythme de la cloche d’un combat de boxe pour une soirée orageuse entre vengeance et coup de dés, désir et légitimité. GANGSTER·E·S convoque l’univers de la comédie musicale et des films de genre pour explorer l’obscurité derrière le clinquant du monde de la pègre et questionne sur la justice et la possibilité de s’affranchir de la norme. Le mouvement se substitue au verbe dans une mise en scène très chorégraphiée et accompagnée d’une musique originale chantée en live. Les femmes, grandes absentes de la filmographie des gangsters, sont au coeur de cette création imaginée par Margot Thery qui interroge un univers où «la mort est si courante qu’elle en est presque vulgaire ». Mais cette société, où tout se joue aux dés, est-elle si éloignée de la nôtre ?
Texte, mise en scène et costumes : Margot Thery
Assistant mise en scène : Lorris Dessard
Avec : Maud Gentien, Garance Morel, Clara Jolfre, Etienne Diallo, Jessica Jargot
Scénographie : Benjamin Lebreton
Lumières : Manuella Mangalo
Musiques : Léo Gully
Son : Orane Duclos



