Un village incarné par un seul homme pour un western théâtral à bout portant.
Avec La soeur de Jésus-Christ de l’Italien Oscar de Summa, Georges Lini, grand nom de la scène théâtrale belge, disparu prématurément en 2025, confirme qu’il est bien l’un des metteurs en scène les plus talentueux de sa génération. L’histoire se déroule dans un village du sud de l’Italie. Un village où tout le monde est affublé d’un surnom. Simeone, le frère de la jeune Maria, s’appelle Jésus parce qu’il ressemble au Christ. Maria, c’est cette jeune fille qui s’empare du pistolet Smith & Wesson 9 mm dans le buffet de la cuisine. L’arme à la main, elle prend la route pour se venger d’Angelo le Couillon, le jeune homme qui lui a fait violence. Jamais on n'entendra la parole de Maria. Tout ce que l'on devine de sa vie et de son sombre dessein nous parvient des dizaines de témoins rassemblés en une seule personne, le narrateur, incarné par l'époustouflant Félix Vannoorenberghe. Il suffit d’un accessoire au jeune comédien pour évoquer un des nombreux villageois rencontrés par la jeune fille le long de sa marche vengeresse. Comme dans tout bon western moderne, la musique est primordiale. Elle est assurée en direct sur scène par la multi-instrumentiste Florence Sauveur.
Texte : Oscar De Summa
Texte français : Federica Martucci
Mise en scène : Georges Lini
Avec : Félix Vannoorenberghe
Musicienne et compositrice : Florence Sauveur
Direction musicale et composition : François Sauveur
Création sonore et composition : Pierre Constant
Lumières : Jérôme Dejean
Vidéo : Sébastien Fernandez
Collaboration dramaturgique : Nargis Benamor
Scénographie et costumes : Charly Kleinermann, Thibaut De Coster
Une coproduction du Théâtre de Poche et de la Compagnie Belle de Nuit.
Texte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez et de l'ARTCENA, traduction lauréate de l’ARTCENA.
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