"La dame en noir", le public pour seule histoire d’amour.
Forte ou fragile, sombre ou lumineuse, ardente ou désespérée, douce ou colérique, les adjectifs seront toujours insuffisants et approximatifs pour décrire l’insaisissable Barbara. Dans un échange de répliques très fluides, Rafaèle Huou et Philippe Mangenot parviennent pourtant à esquisser son portrait par petites touches sensibles, à coups de mots, d’images, de souvenirs et de chansons. Avec habilité, le comédien-metteur en scène et l’actrice-chanteuse évitent l’écueil de l’admiration transie, posant un regard original sur la longue dame brune. « Barbara n’est pas morte » disait Jacques Higelin. Elle est plus vivante que jamais dans ce spectacle qui témoigne de l’universalité de ses textes. Impossible de comprendre l’artiste sans connaître les blessures de son enfance, car elles ne l’ont jamais quittée. Lourde de ce fardeau, on découvre ses débuts à l’Ecluse en 1958, le sacre de Pantin en 1981, jusqu’au dernier Châtelet de 1993, sans oublier ses combats pour les plus démunis. Un parcours de fuite en fuite, de galère en galère, de cabaret en cabaret, jusqu’à cette femme qui chante, de ville en ville, de théâtre en théâtre.
Mise en scène : Philippe Mangenot
Avec : Rafaèle Huou, Philippe Mangenot
Lumières : Mireille Dutrievoz
Scénographie : Philippe Mangenot
Musique : Tom Georgel
Piano : Sébastien Jaudon
Son, vidéo et régie générale : Eric Dutrievoz
Costumes : Rafaèle Huou
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